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Agriculture/Environnement: Les femmes maraîchères du Poro face au choc climatique

Dans le nord de la Côte d’Ivoire, le maraîchage féminin, pilier discret mais essentiel de la sécurité alimentaire, vacille sous l’effet d’un climat devenu instable. Dans la région du Poro, les saisons ne répondent plus aux repères d’hier. Les pluies arrivent trop tôt ou trop tard, parfois avec une violence inédite, parfois dans une absence prolongée. Entre excès d’eau et sécheresse brutale, les femmes qui cultivent les bas-fonds apprennent à travailler une terre qui ne leur parle plus comme avant.  De Mongaha à Bahouakaha, de Koko Djélisso à Dikodougou, les champs racontent une même histoire, celle d’une agriculture sous pression. Une enquête menée en janvier 2025 auprès de 395 femmes maraîchères révèle que plus de 95 % d’entre elles se disent directement affectées par les effets du changement climatique. Derrière ce chiffre, ce sont des vies fragilisées, des économies familiales menacées, une sécurité alimentaire locale qui vacille.

Il est huit heures du matin à Mongaha ce 10 janvier 2025, quartier périphérique de Korhogo, pourtant situé à proximité d’une forêt classée. Le soleil est déjà écrasant. Dans le jardin maraîcher de l’association Yefouyiplin, qui signifie « réunissons-nous » en langue sénoufo, les femmes retournent une terre devenue compacte, parfois stérile. Les choux ont pourri après des pluies excessives, les feuilles de laitue jaunissent sous un soleil trop brutal. La détresse se lit dans les gestes lents, dans les silences.

Yéo Yallah, veuve depuis vingt ans et mère de sept enfants, a longtemps vécu de cette parcelle. Aujourd’hui, malgré ses efforts, elle peine à assurer la ration quotidienne de sa famille. Avant, confie-t-elle à voix basse, on savait quand semer et quand récolter. Aujourd’hui, la pluie vient quand elle veut.

À quelques kilomètres de là, de l’autre côté de la route, dans le quartier de Koko Djélisso, Tuo Penan affronte un autre visage du dérèglement climatique. Arrosoir à la main, daba posée à l’épaule, elle observe son champ partiellement submergé. En décembre 2024, des pluies inhabituelles pour cette période de l’année ont transformé la parcelle en zone inondée. Pour s’adapter, elle a rehaussé les buttes, tenté de canaliser l’eau, mais les pertes s’accumulent.

À Dikodougou et à Bahouakaha, le décor est inversé. Ici, ce sont les puits traditionnels qui racontent la crise. Des trous béants, asséchés, sans la moindre goutte d’eau. Les rivières se sont retirées. Soro Yedi, assise à l’ombre d’un arbre, le menton posé sur la main, regarde avec amertume ses plants desséchés. Depuis des semaines, dit-elle, il n’y a plus d’eau pour arroser le jardin. Les puits creusés à la main sont vides. On ne sait plus à quel saint se vouer.

À Dikodougou, le constat est partagé jusque dans les institutions. Soro Nicolas, premier adjoint au maire, évoque sans détour le déclin agricole de sa commune, autrefois considérée comme un pôle économique du Poro.  Dikodougou, explique-t-il, « alimentait les marchés environnants. Les commerçants venaient de Korhogo pour s’y approvisionner. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. La commune dépend des produits venus d’ailleurs. Le changement climatique a fait perdre aux producteurs la maîtrise de leurs cultures. »

« Les barrages sont à sec. Là où l’eau ne manquait jamais, les femmes ne trouvent plus une goutte. Autrefois, on semait en mai, la récolte était garantie. Aujourd’hui, en juillet et en août, périodes censées être les plus arrosées, la sécheresse frappe sans prévenir. Les plants meurent en terre ». a-t-il ajouté

Cette réalité locale s’inscrit dans une tendance nationale documentée. La Côte d’Ivoire, pays de saisons, voit ses repères climatiques se brouiller. Les données climatologiques nationales montrent qu’entre 1961 et 2016, le pays a connu une baisse progressive des précipitations moyennes, estimée entre 10 et 20 % selon les zones, tandis que la température moyenne a augmenté d’environ un degré Celsius. Cette hausse, en apparence modérée, suffit à intensifier l’évaporation, à assécher les sols et à perturber les cycles agricoles.

PEBANA YANA DAVID SILUE, maître de conférences de géographie à l’Université Péléforo-Gon Coulibaly, observe cette évolution depuis plusieurs années. Il explique qu’une année peut enregistrer jusqu’à 1500 millimètres de pluie, tandis que l’année suivante dépasse à peine 700 millimètres. Traditionnellement, le mois d’août concentrait les pluies les plus abondantes.

Selon la Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire, Aéronautique et Météorologique (SODEXAM)  le nord de la Côte d’Ivoire est caractérisé par un régime pluviométrique unimodal, avec un maximum des précipitations concentré entre juillet et septembre. En 2024, les cumuls de pluie enregistrés sur cette période dans la zone des savanes, incluant Korhogo, se situent globalement dans les normales climatiques, avec des volumes compris entre 300 et 450 mm pour la période septembre–novembre, et des pics pluviométriques observés en juillet et septembre.
Cependant, la SODEXAM relève une forte irrégularité intra-saisonnière, marquée par des pluies intenses sur de courtes durées, parfois supérieures à 30 à 50 mm en une seule journée, suivies de séquences sèches prolongées.

Ce dérèglement a des conséquences directes sur les cultures maraîchères. Lorsque l’eau arrive en excès, elle provoque des inondations et détruit les semis. Lorsqu’elle manque, les plantes subissent un stress hydrique sévère. Dans les deux cas, les pertes sont lourdes.  A-t-il souligné

Dérèglement climatique contribue à la pauvreté dans cette région

En 2021, la pauvreté monétaire touche 37,5 % de la population ivoirienne, mais elle reste massivement concentrée en milieu rural. Plus d’une personne sur deux vit sous le seuil de pauvreté dans les campagnes, contre un peu plus de 20 % en zone urbaine. Les régions du Nord figurent parmi les plus affectées, avec des taux dépassant largement la moyenne nationale, selon les données de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM)  réalisées de novembre 2021 à juillet 2022 ;

Dans le Poro, cette vulnérabilité structurelle accentue l’impact du changement climatique sur les femmes maraîchères. Trois femmes sur quatre ont perdu au moins une récolte au cours des deux dernières années. Là où certaines coopératives produisaient plus de 100 tonnes il y a cinq ans, elles peinent aujourd’hui à atteindre 10 tonnes par an. « avant une seule récolte de carottes pouvait me rapporter jusqu’à 500 000 fcfa  (cinq cent mille francs CFA). Aujourd’hui, gagner cinquante mille francs relève du combat » s’est exprimée  Tuo Penan

 Louis Ebali, agent à la Direction régionale de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique du Poro, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences sociales de la crise climatique.

« Il faut comprendre que pour ces femmes, le maraîchage n’est pas une activité secondaire ou un simple passe-temps. C’est le moteur vital de la famille. C’est cet argent qui finance l’alimentation quotidienne, les soins de santé et, surtout, l’éducation des enfants.

Aujourd’hui, le constat sur le terrain est douloureux : le peu que ces femmes parviennent à récolter ne suffit même plus à couvrir les besoins alimentaires de base. Or, dans notre région, ce sont elles qui portent l’essentiel des dépenses du foyer sur leurs épaules. Lorsque les récoltes chutent, ce n’est pas seulement un champ qui est perdu, c’est toute l’économie familiale qui vacille et menace de s’écrouler. »

Agnero Hermès, doctorant en sociologie et développement local à l’Université Péléforo-Gon Coulibaly, confirme cette chute brutale des revenus. Là où certaines exploitantes tiraient auparavant trente à quarante mille francs CFA par cycle de production, elles se retrouvent aujourd’hui autour de dix à quatorze mille francs. Une précarité qui s’installe durablement.

L’anaphabetisation un frein

L’accès à l’information constitue un autre obstacle majeur. Selon Soro Gaoussou, président de l’ONG Animation Rurale de Korhogo (ARK), une organisation qui  est spécialisée dans le developpement durable, près de 90 % des productrices ne savent ni lire ni écrire. Les messages de sensibilisation, souvent techniques et écrits, ne sont pas adaptés à leur réalité. Il plaide pour des outils visuels, pratiques, et pour une meilleure coordination entre chercheurs, ONG et pouvoirs publics afin d’accompagner durablement les agricultrices.

Engagement des autorités locales

Les autorités locales tentent d’apporter des réponses. À Korhogo, la mairie distribue ponctuellement des intrants agricoles. Plus de trois cents représentantes de femmes ont récemment bénéficié d’un appui en engrais. Mais ces aides restent limitées face à l’ampleur du défi climatique, selon Yacouba Coulibaly  directeur de cabinet du maire de Korhogo

À Dikodougou, la mairie tente de soutenir les femmes maraîchères malgré des moyens limités. Les autorités municipales annoncent leur intention d’intégrer, pour la première fois, des actions d’adaptation des femmes face au changement climatique dans le prochain programme triennal de développement communal.

Selon Nicolas Soro, premier adjoint au maire, cette prise de conscience est récente. Informée lors d’échanges à Abidjan de la possibilité pour les collectivités locales de porter des projets climatiques en faveur des femmes rurales, la municipalité prévoit d’inscrire ces initiatives dans son budget triennal à venir. Une étape institutionnelle jugée essentielle pour structurer un appui plus durable aux agricultrices confrontées aux effets du dérèglement climatique.

 Résilience  et  Adaptation  des femmes jardinières

Face au dérèglement climatique, les femmes jardinières du nord ivoirien ne se contentent plus de subir. Sur le terrain, leurs initiatives relèvent à la fois de l’adaptation et de la résilience. L’adaptation s’exprime dans les changements immédiats de pratiques agricoles. Pour faire face à la sécheresse et aux pluies imprévisibles, certaines utilisent des semences plus résistantes, surélèvent les buttes, creusent des puits artisanaux ou pratiquent la rotation des cultures. Ces ajustements visent à maintenir la production dans un contexte climatique devenu incertain.

 Comme  Tuo Penan, 8 femmes sur 10 expérimentent  l’agroecologie des cultures et la rotation des espèces. Elle mélange chou, salade et carotte sur une même parcelle. Si l’une échoue, l’autre peut réussir. Pour elle, c’est une stratégie de survie plus qu’un choix.

D’autres, comme Soro Sita, s’adonnent à des petits  métiers par exemple  les petits commerces ou la fabrication d’attiéké pour tenir les deux bouts.

Mais au-delà de ces réponses techniques, les femmes développent une véritable résilience communautaire. En s’organisant en associations, en mutualisant les efforts et en s’appuyant sur la solidarité locale, elles cherchent à absorber les chocs répétés sans perdre leurs moyens de subsistance. Cette résilience, encore fragile, repose largement sur leur capacité à rester unies face à l’adversité, en l’absence d’un accompagnement structurel suffisant

Solutions proposées par les chercheurs

Face à l’instabilité climatique, la recherche agronomique explore des alternatives capables de sécuriser les productions agricoles. À l’Université Péléforo-Gon Coulibaly de Korhogo, le Dr Koné Dofungo, enseignant-chercheur à l’Institut de gestion agropastorale, met en avant deux pistes majeures d’adaptation : l’adoption de variétés à cycle court et le développement de la culture hors sol.

Selon lui, la recherche s’oriente de plus en plus vers des semences dont le cycle de production est réduit, afin de limiter l’exposition des cultures aux aléas climatiques. L’exemple le plus emblématique reste le riz NERICA, New Rice for Africa, développé par Africa Rice. Contrairement aux variétés traditionnelles locales, dont le cycle pouvait durer cinq à six mois, le NERICA atteint la maturité en environ trois mois. Une réduction du cycle qui diminue considérablement les risques liés aux sécheresses, aux pluies excessives ou aux perturbations saisonnières.

Autre levier d’adaptation, la culture hors sol. Cette technique permet de mieux contrôler l’eau et les fertilisants, tout en s’affranchissant partiellement des contraintes liées à la dégradation des sols et à la raréfaction des ressources hydriques. Pour le chercheur, cette approche offre une réponse concrète aux défis posés par le changement climatique, en améliorant la résilience des exploitations agricoles, notamment celles portées par les femmes.

L’appel à l’action est urgent, Agir maintenant pour ne pas laisser le Nord s’éteindre

À Korhogo, Dikodougou comme à Bahouakaha une sous-préfecture de Sinematiali, la détermination des maraîchères ne suffit plus face au chaos climatique. Lorsque leurs jardins meurent, c’est l’éducation, la santé et l’alimentation de toute une génération qui sont sacrifiées. Les pouvoirs publics et les partenaires au développement doivent impérativement investir dans des systèmes d’irrigation modernes, des semences résilientes et des formations adaptées aux femmes rurales. Soutenir ces « sentinelles de la terre », c’est sauver le pilier économique de nos foyers. Le grenier du Poro ne doit pas devenir un désert par simple indifférence.

Enquête réalisée par Randohle.A

Cacao : la PICD réclame un prix bord champ entre 2 500 et 3 000 FCFA/kg pour la campagne 2025-2026

Yamoussoukro, 30 septembre 2025 – Réunis à Yamoussoukro, les responsables de la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD) ont exprimé, lors d’une conférence de presse, les attentes des producteurs pour la prochaine campagne cacao. Leur revendication est claire : un prix bord champ minimum compris entre 2 500 et 3 000 FCFA/kg.

« Après la hausse à 2 200 FCFA/kg de la campagne intermédiaire 2024-2025, nous avons salué la volonté du gouvernement de mieux répercuter les prix internationaux sur le revenu des producteurs », a déclaré le porte-parole de la plateforme. « Mais le prix de 1 800 FCFA/kg fixé lors de la dernière campagne principale avait laissé un goût amer. Cette année, les planteurs attendent un signal fort. »

Des producteurs fragilisés par le climat et les maladies

Face aux journalistes, les représentants de la PICD ont insisté sur les réalités vécues dans les villages cacaoyers.

« Nos producteurs souffrent des effets du changement climatique, de la sécheresse, des maladies comme le Swollen Shoot, et du vieillissement des vergers », a expliqué Desiré Ano coordonnateur PICD Agboville .. « Les rendements baissent, alors que les charges augmentent. » Selon eux, l’âge moyen des producteurs reste compris entre 45 et 50 ans, freinant le renouvellement générationnel.

 « Les jeunes se détournent de la filière, car ils ne voient pas d’avenir viable. Fixer un prix juste, c’est aussi investir dans l’avenir du cacao », a insisté la PICD.

Les coopératives tirent la sonnette d’alarme

Autre point sensible abordé : la situation financière des sociétés coopératives.

« Nous collectons le cacao dans des zones souvent reculées, sans aucune subvention. Le différentiel de ramassage, fixé à 100 FCFA/kg, ne couvre plus nos charges », a dénoncé Desiré Ano coordo PICD Agboville .

Pour la PICD, il est urgent de revaloriser ce différentiel à 250 FCFA/kg. « Si les coopératives s’effondrent, c’est toute la filière qui sera fragilisée, y compris la mise en œuvre des nouvelles normes comme l’ARS-1000 et la réglementation européenne sur la déforestation », a averti un intervenant.

Un appel à un prix équitable

La conférence s’est conclue sur un appel fort en faveur d’un prix bord champ équitable.

« Payer un prix juste n’est pas une dépense, c’est un investissement », a martelé Camille Kanga coordonateur PICD bongouanou. « C’est la seule garantie de résilience et de continuité pour la filière cacao, moteur de l’économie ivoirienne. »

La plateforme a réaffirmé sa disponibilité à travailler aux côtés des autorités pour bâtir une filière plus durable, résiliente et équitable, au service des producteurs et des générations futures.

Randohle. A

Propos de JOB depuis Yamoussoukro

Un nouveau réseau de journalistes pour dynamiser la couverture des enjeux climatiques en Afrique de l’Ouest

Alors que les effets du changement climatique frappent de plein fouet l’Afrique de l’Ouest, la qualité et la régularité de la couverture médiatique restent limitées. Pour répondre à ce défi, un nouveau réseau de journalistes climatiques vient d’être lancé  dans la sous-région, avec pour ambition de renforcer les compétences des professionnels des médias et d’amplifier la voix des communautés les plus exposées.

Le 15 août 2025 dernier, le Centre for Climate Change & Food Security (CCCFS) a lancé virtuellement le reseau WAJESHA – West African Journalists for Environment, Science, Health, and Agriculture à l’issu de – semaines de formation sur la Biodiversité ;  A cette occasion, des experts, journalistes et chercheurs venus d’Afrique de l’Ouest, d’Asie et d’ailleurs ont alerté sur l’état du journalisme climatique dans la région.

Selon Nii Commey, Responsable de la communication au West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL), les reportages sur le climat en Afrique comme  sont « limités, réactifs et axés sur les événements ». La plupart des reportages font  écho aux communiqués de presse gouvernementaux ou aux agences de presse internationales a-t-il ajouté

« Si les journalistes ne racontent pas ces histoires, qui le fera ? »

En procédant au lancement officiel de WAJESHA, Ing. Mahmud Mohammed-Nurudeen, Directeur exécutif du Centre for Climate Change and Food Security (CCCFS), a rappelé le contexte de cette initiative : « Des millions de personnes en Afrique de l’Ouest souffrent du changement climatique, de l’insécurité alimentaire, de la pollution et de systèmes de santé faibles, mais leurs histoires sont ignorées. Nous nous sommes demandés : si les journalistes ne racontent pas ces histoires, qui le fera ? WAJESHA existe parce que nous avons refusé d’abandonner après avoir été privés de financement. »

RANDOHLE .A

À propos de WAJESHA

WAJESHA est un réseau régional de journalistes passionnés, professionnels et socialement engagés, dédié à promouvoir un journalisme de qualité et à fort impact autour de quatre piliers : Environnement, Science, Santé et Agriculture (ESHA) en Afrique de l’Ouest.

Fondé comme un projet journalistique à but non lucratif par le Centre for Climate Change & Food Security (CCCFS) le 1er janvier 2025, et officiellement lancé le 15 août 2025, WAJESHA comble le fossé critique entre la recherche scientifique et la compréhension du public, afin d’informer et de mobiliser les communautés et les décideurs.

Le projet offre aux journalistes des compétences de pointe, des outils modernes, un accès à des données fiables et des réseaux collaboratifs pour produire des reportages précis, percutants et orientés vers les solutions.

Le réseau couvre l’ensemble des 16 États membres de la CEDEAO, en connectant des journalistes du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo, tout en intégrant les journalistes de la diaspora qui couvrent l’Afrique de l’Ouest depuis l’étranger.


Inscriptions ouvertes

Les organisateurs annoncent que les inscriptions sont désormais ouvertes pour les journalistes de toute l’Afrique de l’Ouest qui souhaitent rejoindre WAJESHA.
Les intéressés peuvent s’inscrire pour contribuer à renforcer la voix du journalisme environnemental, scientifique, sanitaire et agricole. Le lien d’inscription est disponible sur les plateformes sociales de WAJESHA, GJESHA ou CCCFS.

Contact presse et informations complémentaires :
Ibrahim Khalilulahi Usman
Chargé des programmes et de la communication – WAJESHA
Tél. : +233 26 97 98 412
Ghana, Afrique de l’Ouest

Booko : Lancement officiel de l’Agence Foncière Rurale pour mettre fin aux conflits fonciers

Booko, le 12 août 2025 –la ville de Booko a accueilli, ce mardi, le lancement officiel de l’Agence Foncière Rurale (AFOR). L’événement, placé sous le signe de la paix et du développement, a réuni de hautes autorités locales, au rang desquelles l’honorable Lassina Diomandé, député, le Sous-préfet Mesmin Yé, 43 chefs de village, des leaders d’opinion, des guides religieux et une population venue nombreuse.

Cette initiative, portée par l’AFOR, a pour objectif majeur de résoudre définitivement les conflits fonciers qui, depuis des décennies, minent la cohésion sociale et ralentissent le développement de la région. Le programme, entièrement gratuit, se matérialisera par la délivrance de certificats fonciers à chaque propriétaire, garantissant la sécurité juridique des terres et la sérénité pour les générations futures.

Lors de son intervention, le Maire de Booko a exprimé toute sa satisfaction face à cette avancée: « La sécurisation de nos terres est l’affaire de tous. Ce programme est une opportunité unique de bâtir un Barala uni, paisible et prospère. J’invite chaque habitant à s’impliquer pleinement. »

Pour de nombreux participants, ce projet représente un tournant dans l’histoire foncière de la localité. Les chefs de village présents ont salué l’engagement de l’État à protéger les droits fonciers des communautés rurales, tout en favorisant un climat de confiance et de développement.

En lançant ce programme à Booko, l’AFOR envoie un message clair : la paix sociale passe aussi par la clarté et la justice dans la gestion des terres.

Avec cette étape franchie, c’est un nouvel espoir qui naît pour les populations, prêtes à tourner la page des querelles foncières et à écrire ensemble celle d’un avenir plus sûr et prospère.

RANDOHLE A

Interdiction de la pêche en Côte d’Ivoire  jusqu’au 31 Aout 2025 : une mesure pour préserver les ressources halieutiques

Abidjan, Côte d’Ivoire – Le gouvernement ivoirien a annoncé une interdiction temporaire de la pêche maritime sur l’ensemble de ses côtes, allant jusqu’au 31 août 2025. Cette mesure vise à permettre le repeuplement des stocks halieutiques et à garantir une exploitation durable des ressources marines du pays.

Selon un communiqué du ministère des Ressources animales et halieutiques publié le mardi 1e Juillet 2025, cette période de repos biologique s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de préservation de la biodiversité marine. Elle concerne toutes les formes de pêche industrielle et artisanale, à l’exception de la pêche continentale (dans les lacs, lagunes et rivières), qui reste autorisée sous certaines conditions.

« Il s’agit d’un moment crucial pour la reproduction des espèces marines. Respecter cette interdiction, c’est garantir la sécurité alimentaire et la survie économique des communautés de pêcheurs à long terme », a déclaré le ministre SIDI TIEMOKO TOURE

Des contrôles renforcés

Le gouvernement a mis en place un dispositif de surveillance maritime renforcé, en collaboration avec les autorités portuaires, les forces de sécurité et les structures de contrôle environnemental. Des sanctions sévères sont prévues pour tout contrevenant, allant de lourdes amendes à la saisie du matériel de pêche.

Une urgence environnementale

La surpêche, la pollution et le changement climatique ont entraîné une baisse significative des ressources halieutiques en Côte d’Ivoire ces dernières années. Cette interdiction temporaire vise à inverser la tendance et à poser les bases d’une pêche plus responsable.

Cette pause imposée est une opportunité cruciale de redéfinir notre rapport à la mer. Elle appelle à une prise de conscience collective autour des enjeux de durabilité, au bénéfice des générations présentes et futures.

RANDOHLE .A

LOME/KEVIN KPANGNI (directeur général du site web Agrotv.CI) élu secrétaire chargé de la communication du Réseau  des Journalistes pour la Promotion des systèmes agro-sylvo-Pastoraux et Halieutiques de l’Afrique de l’Ouest (ReJAPH-AOS).

Face aux défis croissants liés à la sécurité alimentaire, aux changements climatiques et à la gestion durable des ressources naturelles et de la commercialisation transfrontalière, des journalistes  de divers horizons ont décidé de mutualiser leurs efforts  pour promouvoir les systèmes agro sylvo-pastoraux et halieutiques. Ce mercredi 2 Juillet 2025, des journalistes et professionnels des médias ont mis sur pied dans la ville de Lomé au Togo, le Réseau  des Journalistes pour la Promotion des systèmes agro-sylvo-Pastoraux et Halieutiques de l’Afrique de l’Ouest (ReJAPH-AOS).

Pour Gille Potchole , coordonnateur de cette rencontre qui a reuni 14 Pays de l’Afrique de l’Ouest, C’est une association qui couvre l’agriculture, l’écologie, l’agroécologie, la pêche…les activités seront axées sur sur ce qui se fait à la base et aussi ce que les institutions sous-régionales et internationales réalisent pour ensemble créer une synergie»,

Avec l’appui de l’association Ouest-Africaine du Commerce transfrontalier des produits Agro-Sylvo-pastoraux et halieutiques ( AOCTAH)et la Communauté des Etats de l’Afrique de L’Ouest (CEDEAO), Ces journalistes engagés dans une démarche constructive et porteuse de sens, entendent jouer un rôle clé dans la sensibilisation  des populations, la valorisation des savoirs locaux et la mise en lumière des innovations rurales respectueuses de l’environnement tout en renforçant la coopération  régionale sur les questions alimentaires.

 

C’est dans ce contexte qu’a lieu l’élection de KEVIN KPANGNI  directeur général du site web Agrotv.ci au poste stratégique de  secrétaire chargé de communication  de cette nouvelle structure. « A travers cette mission, notre media s’engage à produire davantage de contenus pédagogiques et d’analyses approfondis sur les systèmes  agro pastoraux et halieutiques , tout en favorisant les échanges entres journalistes , chercheurs , agriculteurs,  pécheurs  et institutions » s’est-il exprimé à l’issu de cette élection. 

Propos recueillis via Watsapp.

RANDOHLE .A

Formation régionale sur la biodiversité : Randohle Abonzan du site web AGROTV décroche une place sur 100 candidatures

Cette formation en ligne de six semaines, qui se déroulera du vendredi 11 juillet au 15 août 2025, comprendra six sessions hebdomadaires animées par des experts de la biodiversité et des médias. Les sessions porteront notamment sur les notions essentielles du reportage sur la biodiversité, les liens entre le changement climatique et la biodiversité, la narration à travers les données, l’éthique et les outils d’investigation, ainsi que le journalisme de solutions dans le reportage sur la biodiversité. Deux sessions seront animées par le Dr Vibha Varshney, responsable de l’unité Biodiversité et Alimentation au Centre pour la Science et l’Environnement (CSE), en Inde.

À la fin de chaque session, les participants se verront confier des travaux pratiques pour tester et renforcer leurs compétences journalistiques. Un travail de synthèse sera donné après la dernière session afin de consolider les apprentissages et de produire un article publiable sur la biodiversité.

Lancement de WAJESHA

À l’issue de la formation, le CCCFS, le GJESHA et le TNJ lanceront officiellement WAJESHA – Journalistes d’Afrique de l’Ouest pour l’environnement, la science, la santé et l’agriculture

WAJESHA constituera un réseau régional de journalistes formés, passionnés et actifs, engagés à amplifier les histoires sur la biodiversité et l’environnement en Afrique de l’Ouest.

Construire une force unie de journalistes environnementaux en Afrique de l’Ouest, promouvant la conservation de la biodiversité, la justice environnementale et l’action climatique par le biais d’un journalisme d’investigation et de recherche de solutions.

En investissant dans les journalistes et en renforçant la collaboration régionale, la série de formations sur la biodiversité GJESHA-TNJ vise à créer une nouvelle vague de récits sur la biodiversité, précis, convaincants et percutants.

Voici la Liste complète des journalistes sélectionnés

1. Elvis GOUZA – Linfodrome.com – Côte d’Ivoire

2. Janefrances Chibundu – TheCable – Nigéria

3. Essa Lowe – EL1tv – Gambie

4. Randohle Abonzan – Agro TV – Côte d’Ivoire

5. Alassane DIÉDHIOU – Voix du Sud – Sénégal

Commentaires

6. Dare Akogun – Sobi FM – Nigéria

7. Amidou DJO-OURO – Radio ZigFM – Sénégal

8. Tokpa M Tarnue – Système de radiodiffusion du Libéria – Libéria

9. Nukanah Kollie – L’enquêteur libérien – Libéria

10. Adama Makasuba – Gambiana – Gambie

11. Usman Muhammad Salihu – Aminci Times – Nigéria

12. Mustapha Jarju – THD TV – Gambie

13. Mansa Moussa Mara – Universciences – Guinée

14. Michaella Faith Wright – The Fatu Network – Gambie

15. Ibrahim Babangida Lawal – The North Journals – Nigéria

16. Kamal Ololade Ahmed – The Shield Online – Nigéria

17. Mohamed Slem Camara – Kankan24.com – Guinée

18. Towfik Mohammed – ChannelOne TV – Ghana

19. Ibrahim Hassan Hassan – PRNigeria – Nigéria

20. Bill Williams Cooper – Journal The Inquirer – Libéria

21. Rubensia Merdius Eurydice Ayabavi CODJOVI – Terre et Femme – Bénin

22. Bushrah Yusuf-Badmus – Agence de presse du Nigéria (NAN) – Nigéria

23. Isatou Keita – Alkamba Times – Gambie

24. Hadiza Musa Yusuf – Prime Time News – Nigéria

25. Olive IDOHOU – Terre et Femme – Bénin

26. Zainab Yetunde Adam – SMK Radio 96.5 FM – Nigéria

27. D Laymah E Kollie – Women’s TV – Libéria

28. Kennedy Zongbil – Journaliste indépendant – Ghana

29. Davida Spaine-Solomon – Indépendante – Sierra Leone

30. Sheku Desmond – Étudiant journaliste – Sierra Leone

31. Fadilatu Ahmed Tijani – Environnementaliste – Ghana

RANDOHLE . A

AgroTV, une vision durable pour l’information agricole en Côte d’Ivoire et en Afrique

C’est avec un profond engagement et une grande fierté qu’AgroTV participe au projet Afrikibaaru2, une initiative innovante portée par Canal France International (CFI) pour renforcer les médias africains spécialisés dans l’information de proximité et le développement durable.

Premier média entièrement dédié à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche en Côte d’Ivoire, à l’Environnement  AgroTV s’est donné pour mission de mettre en lumière les acteurs du monde rural, de valoriser les savoir-faire locaux et d’accompagner la transformation agricole par l’information et la sensibilisation. Dans un contexte de défis environnementaux, de transition agroécologique et de recherche d’autosuffisance alimentaire, nous croyons fermement que l’information agricole est un levier stratégique pour le développement du pays.

Notre participation à Afrikibaaru2 représente une étape cruciale dans notre ambition d’excellence. À travers cette collaboration, nous entendons :

-Renforcer nos compétences journalistiques et techniques,

-Améliorer la qualité de notre contenu éditorial, aussi bien en français que dans les langues locales,

-Développer de nouveaux formats adaptés aux réalités rurales et aux jeunes agripreneurs,

-Étendre notre impact au niveau régional, en devenant une référence ouest-africaine dans la communication pour le développement rural.

AgroTV, c’est plus qu’un média : c’est un pont entre la terre et l’innovation, entre les producteurs et les consommateurs, entre la tradition et l’avenir. Nous voulons continuer à inspirer, former, informer et connecter tous ceux qui croient que l’agriculture est la colonne vertébrale de notre souveraineté économique.

À travers Afrikibaaru2, nous faisons le pari d’un futur médiatique fort, utile, enraciné et audacieux. Un futur où AgroTV confirmera son statut de meilleur média agricole de Côte d’Ivoire, et deviendra une voix incontournable de la ruralité africaine.

À la découverte des îles Ehotilés : un sanctuaire naturel entre patrimoine et spiritualité

Dans un monde en quête de repères écologiques et culturels, les îles Ehotilés, situées dans la lagune Aby au sud-est de la Côte d’Ivoire, offrent une respiration. À travers un voyage de presse,  8 journalistes bénéficiaires  du projet AFRIKIBAARU 2 financé par CFI MEDIA ont fait une immersion sur ce site Ramsart.  Ce voyage qui a eu lieu grâce à l’appui technique de  l’ONG Initiatives pour le Développement communautaire et la conservation de la Forêt(IDEF) a été  conduit par des agents de l’office Ivoirien des parcs et réserves (OIPR) section de la zone d’Adiaké.

Il est 9h du matin  embarqués dans la vanne mis à  disposition par Canal France international (CFI), direction les iles Ehotilés. On y accède à  12 kilomètres de la terre ferme depuis la ville d’Adiaké, et à environ 7 kilomètres de longue traversée en pirogue motorisée.  À peine le moteur éteint, on est enveloppé par le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles et le clapotis apaisant de l’eau. La magie opère instantanément.

Créé en 1974 et inscrit en 2005 sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Parc national des îles Ehotilé est un archipel composé de six îles principales : Assokomonobaha, Balouate, Meha, Nyamouan, Elouamin et Bosson Assoun. C’est l’une des rares aires protégées ivoiriennes où l’on sent autant la présence du vivant que celle de l’esprit.

Une vision vue par les ancêtres

« La particularité de ce site est que c’est la population elle-même  qui a demandé que les sites soient préservés et protégées ce qui fait que tout le monde s’érige en surveillant, » nous a confié sergent-chef  Zana Diakité agent de l’office ivoirien des parcs et réserves (oipr) à l’entame de notre visite  

Un écosystème riche et médicinal 

Les îles Ehotilé sont un refuge pour de nombreuses espèces : mangroves, palmiers, palétuviers, mais aussi une diversité impressionnante d’oiseaux migrateurs environ 126 espèces  d’oiseaux. Le site abrite surtout une colonie de chauves-souris, considérées comme sacrées. On y trouve plusieurs plantes et arbres importants les uns aux autres. « Le parc des iles ehotilés  compte son sein  3026  espèces protégées »  a ajouté le Lieutenant Odile Brou assistante végétale  et animale à l’Office Ivoirien des parcs et réserves section Adiaké

Entre spiritualité et écotourisme

Au fil de la visite, on comprend que l’intérêt des îles ne se limite pas à leur biodiversité. Elles sont aussi des lieux de rituels, de prières et d’interdits respectés par toutes les communautés.  Selon le sergent-chef  Zana Diakité agent de l’office ivoirien des parcs et réserves (oipr)  Cette dimension spirituelle confère une âme au lieu, presque palpable. « Sur les six  iles, Il y’ a 3 trois  auxquelles  on ne peut  accéder,  car ayant une portée sacramentelle, ce sont des sites de sacrifices, de tombeaux des anciens chefs de villages et autres,  Ces croyances, loin d’être des freins à la conservation, sont devenues des alliées puissantes de la protection de la faune.»  a insisté le sergent-chef  Zana Diakité Notre guide de ce jour

Une initiative à l’éducation environnementale comme arme de sensibilisation pour les générations futures

Le pari du tourisme durable y prend tout son sens. La direction du parc mise sur la sensibilisation, l’implication des communautés locales et la valorisation du patrimoine immatériel pour développer un modèle de visite respectueux et responsable. Selon DAN GUEU JULES  chef secteur du parc des Iles ehotilés «  plus de 1200 élèves sont formés chaque année sur les importances de préserver la biodiversité, les impacts nationaux des iles ehotilés et les pollutions des lagunes »

Un appel à la préservation

Ce voyage de presse fut bien plus qu’une excursion : c’était une immersion dans une autre vision du monde, où l’homme cohabite avec la nature, non en maître, mais en gardien. Un équilibre précieux, aujourd’hui menacé par les pressions de l’urbanisation.

Découvrir les îles Ehotilés, devrait-être le devoir de tout ivoirien conscient de l’importance de la biodiversité et son impact sur l’environnement et l’air que nous respirons.

Randohle .A

PROJET AFRIKIBAARU 2 : les bénéficiaires ivoiriens(nes) initiés aux principes fondamentaux environnementaux et aux enjeux climatiques

Dans un contexte où les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir à l’échelle mondiale, les pays africains figurent parmi les plus exposés, malgré leur faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Inondations récurrentes, sécheresses prolongées, perte de biodiversité, insécurité alimentaire : la Côte d’Ivoire n’est pas épargnée. Face à cette urgence, à travers  le projet Afrikibaaru 2 initié et financé par canal France International (CFI) s’engage  à renforcer les capacités des professionnels des médias, pour comprendre, expliquer et affronter les enjeux climatiques et environnementaux dans leurs réalités locales pour un meilleur traitement des sujets environnementaux.

Les 10 journalistes ivoiriens bénéficiaires du projet AFRIKIBAARU 2 étaient réunis dans la ville d’Adiaké pour le renforcement de leurs capacités dans le traitement des sujets environnementaux au cours d’un Séminaire de formation aux concepts et lexiques des changements climatiques.

« L’objectif de cette formation est de permettre aux journalistes qui sont intéressés par les sujets environnementaux de connaitre les notions liées à l’environnement et au changement climatique » a expliqué Dr  ABDOULAYE FALL, formateur et environnementaliste et professeur à l’Université  de Thiès au Sénégal.

A l’issue de cette formation intensive de 2 jours , ces journalistes disent avoir plus de connaissances en environnement.

« Cette formation m’a permis de faire la différence sur la définition de certaines notions en environnement et sur le changement climatique » a affirmé LY AIME journaliste à radio Côte d’Ivoire, un des 4 médias bénéficiaires du projet.

A rappeler que ce projet  concerne  des médias et journalistes du Sénégal, de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Cameroun et s’entend sur 28 mois

Randohle  .A

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