Le jeudi 5 juin 2025, la Commission de la Recherche, de la Science, de la Technologie et de l’Environnement (CRSTE) a examiné et adopté à l’unanimité un projet de loi majeur sur la lutte contre les changements climatiques, présenté par le Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, Monsieur Assahoré Konan Jacques, au Sénat, à Yamoussoukro.
Ce texte vise à combler les lacunes de la législation actuelle en matière de gouvernance, de financement et de régulation du marché carbone. Il prévoit la création d’un cadre juridique renforcé pour améliorer la gouvernance climatique, réduire les émissions de gaz à effet de serre, mobiliser les financements et accroître la résilience des populations.
Le Ministre Assahoré a souligné l’urgence d’adapter la réponse nationale face à l’aggravation des effets climatiques en Côte d’Ivoire. Il a rappelé que, malgré les textes existants et l’adhésion à plusieurs accords internationaux, des faiblesses structurelles persistent dans la gouvernance, le financement, le suivi-évaluation et la régulation du marché carbone.
Ce projet de loi s’inscrit dans une stratégie plus large, comprenant la création du Bureau du Marché Carbone, l’élaboration d’un portefeuille de plus de 300 projets climatiques et la mobilisation de 22 milliards de dollars pour financer la transition écologique.
Avec l’adoption de ce projet de loi, la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans la mise en œuvre de sa stratégie climatique, en renforçant son cadre juridique pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de résilience face aux changements climatiques.
C’est avec un profond engagement et une grande fierté qu’AgroTV participe au projet Afrikibaaru2, une initiative innovante portée par Canal France International (CFI) pour renforcer les médias africains spécialisés dans l’information de proximité et le développement durable.
Premier média entièrement dédié à l’agriculture, à l’élevage et à la pêche en Côte d’Ivoire, à l’Environnement AgroTV s’est donné pour mission de mettre en lumière les acteurs du monde rural, de valoriser les savoir-faire locaux et d’accompagner la transformation agricole par l’information et la sensibilisation. Dans un contexte de défis environnementaux, de transition agroécologique et de recherche d’autosuffisance alimentaire, nous croyons fermement que l’information agricole est un levier stratégique pour le développement du pays.
Notre participation à Afrikibaaru2 représente une étape cruciale dans notre ambition d’excellence. À travers cette collaboration, nous entendons :
-Renforcer nos compétences journalistiques et techniques,
-Améliorer la qualité de notre contenu éditorial, aussi bien en français que dans les langues locales,
-Développer de nouveaux formats adaptés aux réalités rurales et aux jeunes agripreneurs,
-Étendre notre impact au niveau régional, en devenant une référence ouest-africaine dans la communication pour le développement rural.
AgroTV, c’est plus qu’un média : c’est un pont entre la terre et l’innovation, entre les producteurs et les consommateurs, entre la tradition et l’avenir. Nous voulons continuer à inspirer, former, informer et connecter tous ceux qui croient que l’agriculture est la colonne vertébrale de notre souveraineté économique.
À travers Afrikibaaru2, nous faisons le pari d’un futur médiatique fort, utile, enraciné et audacieux. Un futur où AgroTV confirmera son statut de meilleur média agricole de Côte d’Ivoire, et deviendra une voix incontournable de la ruralité africaine.
Dans un monde en quête de repères écologiques et culturels, les îles Ehotilés, situées dans la lagune Aby au sud-est de la Côte d’Ivoire, offrent une respiration. À travers un voyage de presse, 8 journalistes bénéficiaires du projet AFRIKIBAARU 2 financé par CFI MEDIA ont fait une immersion sur ce site Ramsart. Ce voyage qui a eu lieu grâce à l’appui technique de l’ONG Initiatives pour le Développement communautaire et la conservation de la Forêt(IDEF) a été conduit par des agents de l’office Ivoirien des parcs et réserves (OIPR) section de la zone d’Adiaké.
Il est 9h du matin embarqués dans la vanne mis à disposition par Canal France international (CFI), direction les iles Ehotilés. On y accède à 12 kilomètres de la terre ferme depuis la ville d’Adiaké, et à environ 7 kilomètres de longue traversée en pirogue motorisée. À peine le moteur éteint, on est enveloppé par le chant des oiseaux, le bruissement des feuilles et le clapotis apaisant de l’eau. La magie opère instantanément.
Créé en 1974 et inscrit en 2005 sur la liste indicative du patrimoine mondial de l’UNESCO, le Parc national des îles Ehotilé est un archipel composé de six îles principales : Assokomonobaha, Balouate, Meha, Nyamouan, Elouamin et Bosson Assoun. C’est l’une des rares aires protégées ivoiriennes où l’on sent autant la présence du vivant que celle de l’esprit.
Une vision vue par les ancêtres
« La particularité de ce site est que c’est la population elle-même qui a demandé que les sites soient préservés et protégées ce qui fait que tout le monde s’érige en surveillant, » nous a confié sergent-chef Zana Diakité agent de l’office ivoirien des parcs et réserves (oipr) à l’entame de notre visite
Un écosystème riche et médicinal
Les îles Ehotilé sont un refuge pour de nombreuses espèces : mangroves, palmiers, palétuviers, mais aussi une diversité impressionnante d’oiseaux migrateurs environ 126 espèces d’oiseaux. Le site abrite surtout une colonie de chauves-souris, considérées comme sacrées. On y trouve plusieurs plantes et arbres importants les uns aux autres. « Le parc des iles ehotilés compte son sein 3026 espèces protégées » a ajouté le Lieutenant Odile Brou assistante végétale et animale à l’Office Ivoirien des parcs et réserves section Adiaké
Entre spiritualité et écotourisme
Au fil de la visite, on comprend que l’intérêt des îles ne se limite pas à leur biodiversité. Elles sont aussi des lieux de rituels, de prières et d’interdits respectés par toutes les communautés. Selon le sergent-chef Zana Diakité agent de l’office ivoirien des parcs et réserves (oipr) Cette dimension spirituelle confère une âme au lieu, presque palpable. « Sur les six iles, Il y’ a 3 trois auxquelles on ne peut accéder, car ayant une portée sacramentelle, ce sont des sites de sacrifices, de tombeaux des anciens chefs de villages et autres, Ces croyances, loin d’être des freins à la conservation, sont devenues des alliées puissantes de la protection de la faune.» a insisté le sergent-chef Zana Diakité Notre guide de ce jour
Une initiative à l’éducation environnementale comme arme de sensibilisation pour les générations futures
Le pari du tourisme durable y prend tout son sens. La direction du parc mise sur la sensibilisation, l’implication des communautés locales et la valorisation du patrimoine immatériel pour développer un modèle de visite respectueux et responsable. Selon DAN GUEU JULES chef secteur du parc des Iles ehotilés « plus de 1200 élèves sont formés chaque année sur les importances de préserver la biodiversité, les impacts nationaux des iles ehotilés et les pollutions des lagunes »
Un appel à la préservation
Ce voyage de presse fut bien plus qu’une excursion : c’était une immersion dans une autre vision du monde, où l’homme cohabite avec la nature, non en maître, mais en gardien. Un équilibre précieux, aujourd’hui menacé par les pressions de l’urbanisation.
Découvrir les îles Ehotilés, devrait-être le devoir de tout ivoirien conscient de l’importance de la biodiversité et son impact sur l’environnement et l’air que nous respirons.
Ce lundi 03 juin 2025, fut un jour de pleurs, de tristesse et désarroi pour les planteurs de Yebouekro. Champs de rizières, d’hévéa, de buttes d’ignames, de légumes se retrouvent sous les eaux.
Suites aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de San Pedro ce weekend du 31 Mai 2025, les fleuves Nero et Brimé sont sortis de leur lit.
C’est le désarroi pour ces planteurs qui n’ont que leurs parcelles de champs pour nourrir leurs familles. Koffi Kouadio, cultivateur regarde, impuissant, sa parcelle d’Hévéa, les plants noyés sous un mètre d’eau brunâtre ; lâche les yeux embués « C’était ma seule source de revenu. Tout est parti. Le fleuve ne respecte plus ses limites. Il vient jusqu’à nos cases »
Les effets du changement climatique se font sentir ici San-Pedro, « Avant, on pouvait prédire les saisons. Aujourd’hui, c’est l’incertitude totale. Il pleut quand il ne faut pas, il ne pleut plus quand on sème », explique Mme Ayé Louise, veuve et mère de cinq enfants, dont la rizière a été ravagée.
À San Pedro, ce sont des centaines de familles paysannes qui vivent dans la détresse silencieuse. Leurs histoires ne font pas la une des journaux, mais elles racontent une tragédie écologique et humaine. Un désastre lent, sans fracas, mais qui détruit des vies à chaque saison des pluies.
A Noté que ces planteurs ne sont pas loin de sourire maintenant car dans une note signée du 25 avril 2025, la société d’Exploitation et de développement aéroportuaire aéronautique et Météorologique SODEXAM avait annoncé que cette saison pluvieuse s’étendra au mois de juillet.
Le festival êLê d’Adiaké est chaque année un rendez-vous haut en couleurs. Entre compétitions de pirogues, danses traditionnelles et effervescence populaire, il célèbre la richesse culturelle des peuples lagunaires, la 9e édition a débuté le jeudi 29 mai 2025
Une célébration de l’identité lagunaire
Le festival ELE est l’âme d’Adiaké. Durant plusieurs jours, les communautés se retrouvent autour des traditions aquatiques qui ont façonné leur mode de vie. Les pirogues colorées glissent sur les eaux dans un ballet rythmé par les cris de joie et les percussions. Les femmes arborent leurs plus beaux pagnes, les chefs coutumiers bénissent la lagune, et les touristes affluent. ÊLÊ n’est pas qu’un événement : c’est une affirmation culturelle. Une transmission vivante des valeurs et du lien sacré entre l’homme et l’eau.
Une fête sur fond d’urgence écologique
Mais en marge des réjouissances, les anciens parlent bas. Les pêcheurs aussi. Les filets remontés sont plus légers qu’avant. Les espèces halieutiques semblent fuir ces eaux jadis nourricières. Un constat s’impose discrètement, mais fermement : la lagune Aby s’appauvrit. Les poissons se font rares. Et la fête masque mal les inquiétudes des riverains.
« Le problème c’est l’orpaillage clandestin qui se fait aux bords des lagunes au niveau du Ghana, qui se reverse dans la Tanoé et qui se déverse dans la lagune Aby , ce changement fait les espèces deviennent très rare » a souligné, adjé adjé Paul entraineur des anges de kakoukro lagune vainqueur de cette 9e édition
De l’autre côté Mr. Kouadio Pêcheur depuis 25ans, assis sur pirogue assistant fièrement les manches éliminatoires de la course aux pirogues, mais le regard inquiétant confie « Avant, en une sortie, je remplissais ma pirogue. Aujourd’hui, je rentre presque vide »
La lagune Aby, autrefois généreuse, montre aujourd’hui les signes d’un écosystème sous pression : surpêche, pollution, urbanisation anarchique. Les pratiques ancestrales de pêche, durables et codifiées, cèdent parfois à une exploitation plus agressive.
Le paradoxe du progrès
Ironie du sort, c’est au moment même où la culture lagunaire est célébrée que la nature qui l’a engendrée s’effondre. La fête continue, mais le garde-manger se vide. Et sans poissons, que deviendra êLê dans vingt ans ? Un folklore sans fondement, un théâtre sur une scène asséchée.
Le temps de l’action
Le festival ELE qui signifie en langue agni (pirogue) pourrait être plus qu’un hommage au passé : il peut devenir un outil de sensibilisation et de transition. Car préserver la lagune, c’est préserver la culture elle-même.
Adiaké vibre au rythme d’ELE. Mais sous la beauté des chants et des pagnes, la lagune pleure en silence. L’eau se retire, les poissons disparaissent, et le lien vital se fragilise. Il est temps de faire du festival un levier de renaissance écologique. Pour que la fête continue… durablement.
Dans un contexte où les effets du changement climatique se font de plus en plus sentir à l’échelle mondiale, les pays africains figurent parmi les plus exposés, malgré leur faible contribution aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Inondations récurrentes, sécheresses prolongées, perte de biodiversité, insécurité alimentaire : la Côte d’Ivoire n’est pas épargnée. Face à cette urgence, à travers le projet Afrikibaaru 2 initié et financé par canal France International (CFI) s’engage à renforcer les capacités des professionnels des médias, pour comprendre, expliquer et affronter les enjeux climatiques et environnementaux dans leurs réalités locales pour un meilleur traitement des sujets environnementaux.
Les 10 journalistes ivoiriens bénéficiaires du projet AFRIKIBAARU 2 étaient réunis dans la ville d’Adiaké pour le renforcement de leurs capacités dans le traitement des sujets environnementaux au cours d’un Séminaire de formation aux concepts et lexiques des changements climatiques.
« L’objectif de cette formation est de permettre aux journalistes qui sont intéressés par les sujets environnementaux de connaitre les notions liées à l’environnement et au changement climatique » a expliqué Dr ABDOULAYE FALL, formateur et environnementaliste et professeur à l’Université de Thiès au Sénégal.
A l’issue de cette formation intensive de 2 jours , ces journalistes disent avoir plus de connaissances en environnement.
« Cette formation m’a permis de faire la différence sur la définition de certaines notions en environnement et sur le changement climatique » a affirmé LY AIME journaliste à radio Côte d’Ivoire, un des 4 médias bénéficiaires du projet.
A rappeler que ce projet concerne des médias et journalistes du Sénégal, de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Cameroun et s’entend sur 28 mois
Du 19 au 23 mai 2025, les journalistes membres de l’observatoire des professionnels et medias pour le cacao durable ont été outillés sur l’observation indépendante
Durant 5 jours ; les journalistes de la presse en ligne, audiovisuelle et radio ont été formé sur les techniques de collectes de données dans le cadre des missions d’observation indépendante. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet NDICI AFRICA – Renforcement de la société civile pour la durabilité et la bonne gouvernance de la filière cacao, cofinancé par l’Union européenne.———————–
A l’ouverture, lundi 19 Mai, Thonon Zakarie coordonnateur du programme à l’Ong Solidaridad a situé la quintessence de former les journalistes dans le cadre de ce projet : « les journalistes ont besoin de comprendre les questions de durabilité et de gouvernance dans la chaine de valeur Cacao afin de traiter avec efficacité les traités ces sujets dits sensibles »
Le rôle du journaliste est d’ « alerter, informer, de mettre le point sur les dysfonctionnements dans la chaine de valeur et aussi de mettre en valeur les actions du gouvernement en faveur des producteurs et des entreprises. » D’où la nécessité de les former a renchérit Thonon Zacharie.
Cette formation résulte d’un partenariat entre plusieurs organisations de la société civile réunies au sein d’un consortium composé d’Inades-Formation Côte d’Ivoire, d’IDEF, de Solidaridad West Africa, d’INKOTA et de Fern. Elle a pour objectif de renforcer la synergie entre les médias et les observateurs indépendants, dans une démarche de veille citoyenne partagée.
Les journalistes bénéficiaires sont membres de l’Observatoire des Médias Africains pour le Cacao Durable (OMACD), un réseau engagé dans la couverture des problématiques agricoles, environnementales et sociales liées à la durabilité du cacao.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur le 31 décembre 2025 du Règlement de l’Union européenne contre la déforestation importée (RDUE) et de la norme africaine sur le cacao durable (ARS 1000), deux cadres qui imposent de nouvelles obligations aux pays producteurs. Dans ce contexte, l’implication active des médias apparaît comme un levier stratégique pour soutenir les transformations indispensables à une filière cacao plus durable.
Ces dernières décennies ont été marquées par un afflux important de population vers Korhogo chef-lieu de la région de la savane, attirée par les opportunités économiques liées au commerce, à l’agriculture et l’artisanat. Cette croissance démographique s’accompagne d’une expansion spatiale de la ville, qui engloutit progressivement les terres agricoles et les espaces naturels environnants.
Avec une population de 45 250 habitants en 1975, la ville de Korhogo a atteint 440 926 habitants selon le Recensement General de population par habitant (RGPH) 2021. Le niveau d’urbanisation de la ville est passée de 7% en 1960 à 35 % en 2020, de 10 quartiers dans les années 2000, la ville de Korhogo seule compte 68 quartiers.
Ph / R.A : Une vue d’ensemble depuis le cimetière de Kassirimé extension
Ici, nous sommes au premier village situé à 3 kilomètres de la ville principale Korhogo chef-lieu de la savane est devenu un autre quartier tant l’urbanisation a fait sa pleine entrée.
R.A : l’entrée du village de Kassirimé qui subit les intemperies
RA : terrains nus prêts à construire dans le quartier de kassirimé
Les conséquences de la déforestation sont énormes , entre autres les glissements de terrains ; l’erosion, la sèchéresse
R.A conséquences de la déforestation
Des forêts classées comme des solutions pour lutter contre la déforestation et les changements climatiques et aussi la sauvegarde de la tradition Pour lutter contre la deforestation , les autorités de la ville ont créé des forets urbaines appelés forêts sacrées qui y interdisent toute action urbaine
R.A : la forêt sacrée de kassirimé
NB ; les forêts sacrées sont interdites aux femmes, cette image a été prise sur une pente à 500 mètres de la clôture
Aussi les habitants du village de Kassirimé devenu une presqu’ville n’ont pas refoulé l’agriculture qui autrefois était leur seule source de revenu, chaque cour a une sorte de jardin ou un petit champ pour cultiver les céréales et autres.
RA/ un champ de Maîs situé au quartier kassirimé a l’extreme Est de la ville de Korogho
RA/ une riziculture au bord d’un bafond en plein ville dans le quartier de Natio
« ce projet de reportage photojournalisme est réalisé dans le cadre de Green African Idea Lab issu de African Union Media Fellowship, et financé par l’Union Africaine et GIz »
Mesdames et Messieurs, Avec l’autorisation de Son Excellence Monsieur le Vice-Président de la République, j’ai le grand honneur de reprendre la parole pour vous livrer un message, que dis-je, l’information que nous attendons tous, au début de chaque campagne de commercialisation de la noix de cajou Chers parents producteurs, fidèle à ce qu’il a toujours fait, fidèle à ses engagements vis-à-vis de la grande famille des producteurs et conforme à sa volonté affichée de toujours œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie de la communauté des producteurs, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane, a accepté de faire de nouveaux efforts, de nouveaux sacrifices pour valoriser le travail des braves planteurs que vous êtes. En effet, au titre de la campagne 2025, le Président Alassane Ouattara a consenti une fausse très substantielle de 54% du prix bord champ de l’anacarde, par rapport à la campagne 2024.
Ce sacrifice permettra aux producteurs d’engranger un supplément de revenus de l’ordre de 173 milliards de Francs CFA. Globalement, ce sont 489 milliards de Francs CFA qui seront distribués aux producteurs pour la campagne 2025. Pour ne pas faire durer davantage le suspens chers producteurs, j’ai l’honneur et le plaisir de vous annoncer au nom du Vice-Président de la République, que le prix minimum bord-champ de la noix de cajou, bien séchée et bien triée, pour la campagne 2025 est fixé à 425 Francs CFA contre 275 Francs CFA, lors de la campagne précédente, soit une augmentation de 150 francs le kilogramme. Je vous remercie!
Suite à deux appels à soumission de projets la Fédération des Producteurs de la Filière Hévéa de Côte d’Ivoire (FPH-CI) a marqué un tournant dans son engagement pour l’autonomisation des acteurs de la filière hévéa. Ce lundi 6 janvier 2024, à l’hôtel Silver Moon, s’est tenue une cérémonie de remise de chèques aux bénéficiaires des projets retenus dans le cadre du financement de leurs initiatives.
Sur les 225 projets soumis à l’étude, 17 ont été sélectionnés pour bénéficier de ce financement. La majorité de ces projets sont portés par des femmes des ménages des producteurs de la filière Hévéa., soulignant leur dynamisme et leur détermination à jouer un rôle clé dans la transformation de la filière hévéa. Ce choix témoigne de la volonté de la FPH-CI de promouvoir l’égalité des chances et de renforcer la place des femmes dans ce secteur stratégique.
Ce sont environ 40 millions de francs CFA qui ont été mobilisés pour appuyer ces projets. Cette enveloppe traduit l’engagement de la FPH-CI à accompagner ses membres dans leurs efforts de développement, tout en encourageant l’innovation et la diversification des activités économiques des producteurs.
Lors de son allocution, le Président du Conseil d’Administration (PCA) de la FPH-CI a félicité les bénéficiaires pour la qualité des projets soumis et a particulièrement encouragé les femmes à poursuivre leurs efforts. « Vous êtes le moteur de la transformation de vos ménages et de vos communautés. Ce soutien est un signal fort pour vous inviter à continuer sur cette lancée », a-t-il déclaré.
Les projets retenus couvrent un large éventail d’activités liées directement ou indirectement à la filière hévéa, notamment l’élevage de volailles, les initiatives agroalimentaires, et des projets d’entrepreneuriat rural. Cette diversité montre l’impact transversal que peut avoir la filière hévéa sur les conditions de vie des producteurs et sur l’économie locale.
En appuyant ces initiatives, la FPH-CI ne se limite pas à octroyer un soutien financier. Elle met en place un suivi rigoureux et des mécanismes d’accompagnement pour garantir la réussite des projets financés. Ce programme s’inscrit dans une dynamique d’autonomisation durable, visant à améliorer la qualité de vie des producteurs et à renforcer la résilience économique des ménages.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Financement de Projets des Producteurs de la filière Hévéa, des Jeunes et des Femmes de leurs ménages
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