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La Bourse des matières premières agricoles présentée aux acteurs du secteur

En Côte d’Ivoire, la Bourse des matières premières agricoles (BMPA) a été présentée aux acteurs du secteur, le dimanche 10 septembre 2025.

« Bourse des matières premières agricoles : enjeux et défis pour le développement d’un secteur agricole moderne en Côte d’Ivoire »  était le thème de cette rencontre  Initiée par le   Comité de Concertation Etat/Secteur Privé (CCESP) en collaboration avec le ministère de l’agriculture et du développement rural, et la Bourse Régionale des Valeurs mobilières (BRVM).

Les acteurs du secteur ont été entre autres instruits sur les avantages de la Bourse des matières premières agricole, ses spécificités, ses perspectives.

Pour  la Secrétaire Exécutif du CCESP Mariam Fadiga Fofana,  « la BMPA  est  la matérialisation  de l’ambition du gouvernement ivoirien d’œuvrer à la transformation structurelle de l’économie ivoirienne.

«  Cette réforme, répond aux enjeux de la transparence des prix et d’une meilleure rémunération des producteurs ivoiriens. Elle entend également améliorer le financement du secteur agricole et stimuler la production locale », a-t-elle ajouté.

La crédibilité  des  Bourse des matières premières agricoles, suscitera l’intérêt des  banques  pour le secteur  agricole et les chaînes de valeur, facilitant  ainsi les financements, à en croire  Philippe Brizoua, directeur du développement du marché et de gestion des projets de la BRVM.

Lancé le 28 mai, en marge du Salon internationale de l’agriculture et des ressources animales (SARA), la Bourse des matières premières agricoles est  une plateforme de cotation qui a débuté ses activités avec trois spéculations que sont  la noix de cajou, la noix de cola et le maïs.

MYA

Un nouveau réseau de journalistes pour dynamiser la couverture des enjeux climatiques en Afrique de l’Ouest

Alors que les effets du changement climatique frappent de plein fouet l’Afrique de l’Ouest, la qualité et la régularité de la couverture médiatique restent limitées. Pour répondre à ce défi, un nouveau réseau de journalistes climatiques vient d’être lancé  dans la sous-région, avec pour ambition de renforcer les compétences des professionnels des médias et d’amplifier la voix des communautés les plus exposées.

Le 15 août 2025 dernier, le Centre for Climate Change & Food Security (CCCFS) a lancé virtuellement le reseau WAJESHA – West African Journalists for Environment, Science, Health, and Agriculture à l’issu de – semaines de formation sur la Biodiversité ;  A cette occasion, des experts, journalistes et chercheurs venus d’Afrique de l’Ouest, d’Asie et d’ailleurs ont alerté sur l’état du journalisme climatique dans la région.

Selon Nii Commey, Responsable de la communication au West African Science Service Centre on Climate Change and Adapted Land Use (WASCAL), les reportages sur le climat en Afrique comme  sont « limités, réactifs et axés sur les événements ». La plupart des reportages font  écho aux communiqués de presse gouvernementaux ou aux agences de presse internationales a-t-il ajouté

« Si les journalistes ne racontent pas ces histoires, qui le fera ? »

En procédant au lancement officiel de WAJESHA, Ing. Mahmud Mohammed-Nurudeen, Directeur exécutif du Centre for Climate Change and Food Security (CCCFS), a rappelé le contexte de cette initiative : « Des millions de personnes en Afrique de l’Ouest souffrent du changement climatique, de l’insécurité alimentaire, de la pollution et de systèmes de santé faibles, mais leurs histoires sont ignorées. Nous nous sommes demandés : si les journalistes ne racontent pas ces histoires, qui le fera ? WAJESHA existe parce que nous avons refusé d’abandonner après avoir été privés de financement. »

RANDOHLE .A

À propos de WAJESHA

WAJESHA est un réseau régional de journalistes passionnés, professionnels et socialement engagés, dédié à promouvoir un journalisme de qualité et à fort impact autour de quatre piliers : Environnement, Science, Santé et Agriculture (ESHA) en Afrique de l’Ouest.

Fondé comme un projet journalistique à but non lucratif par le Centre for Climate Change & Food Security (CCCFS) le 1er janvier 2025, et officiellement lancé le 15 août 2025, WAJESHA comble le fossé critique entre la recherche scientifique et la compréhension du public, afin d’informer et de mobiliser les communautés et les décideurs.

Le projet offre aux journalistes des compétences de pointe, des outils modernes, un accès à des données fiables et des réseaux collaboratifs pour produire des reportages précis, percutants et orientés vers les solutions.

Le réseau couvre l’ensemble des 16 États membres de la CEDEAO, en connectant des journalistes du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée, de la Guinée-Bissau, du Liberia, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo, tout en intégrant les journalistes de la diaspora qui couvrent l’Afrique de l’Ouest depuis l’étranger.


Inscriptions ouvertes

Les organisateurs annoncent que les inscriptions sont désormais ouvertes pour les journalistes de toute l’Afrique de l’Ouest qui souhaitent rejoindre WAJESHA.
Les intéressés peuvent s’inscrire pour contribuer à renforcer la voix du journalisme environnemental, scientifique, sanitaire et agricole. Le lien d’inscription est disponible sur les plateformes sociales de WAJESHA, GJESHA ou CCCFS.

Contact presse et informations complémentaires :
Ibrahim Khalilulahi Usman
Chargé des programmes et de la communication – WAJESHA
Tél. : +233 26 97 98 412
Ghana, Afrique de l’Ouest

Booko : Lancement officiel de l’Agence Foncière Rurale pour mettre fin aux conflits fonciers

Booko, le 12 août 2025 –la ville de Booko a accueilli, ce mardi, le lancement officiel de l’Agence Foncière Rurale (AFOR). L’événement, placé sous le signe de la paix et du développement, a réuni de hautes autorités locales, au rang desquelles l’honorable Lassina Diomandé, député, le Sous-préfet Mesmin Yé, 43 chefs de village, des leaders d’opinion, des guides religieux et une population venue nombreuse.

Cette initiative, portée par l’AFOR, a pour objectif majeur de résoudre définitivement les conflits fonciers qui, depuis des décennies, minent la cohésion sociale et ralentissent le développement de la région. Le programme, entièrement gratuit, se matérialisera par la délivrance de certificats fonciers à chaque propriétaire, garantissant la sécurité juridique des terres et la sérénité pour les générations futures.

Lors de son intervention, le Maire de Booko a exprimé toute sa satisfaction face à cette avancée: « La sécurisation de nos terres est l’affaire de tous. Ce programme est une opportunité unique de bâtir un Barala uni, paisible et prospère. J’invite chaque habitant à s’impliquer pleinement. »

Pour de nombreux participants, ce projet représente un tournant dans l’histoire foncière de la localité. Les chefs de village présents ont salué l’engagement de l’État à protéger les droits fonciers des communautés rurales, tout en favorisant un climat de confiance et de développement.

En lançant ce programme à Booko, l’AFOR envoie un message clair : la paix sociale passe aussi par la clarté et la justice dans la gestion des terres.

Avec cette étape franchie, c’est un nouvel espoir qui naît pour les populations, prêtes à tourner la page des querelles foncières et à écrire ensemble celle d’un avenir plus sûr et prospère.

RANDOHLE A

Interdiction de la pêche en Côte d’Ivoire  jusqu’au 31 Aout 2025 : une mesure pour préserver les ressources halieutiques

Abidjan, Côte d’Ivoire – Le gouvernement ivoirien a annoncé une interdiction temporaire de la pêche maritime sur l’ensemble de ses côtes, allant jusqu’au 31 août 2025. Cette mesure vise à permettre le repeuplement des stocks halieutiques et à garantir une exploitation durable des ressources marines du pays.

Selon un communiqué du ministère des Ressources animales et halieutiques publié le mardi 1e Juillet 2025, cette période de repos biologique s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de préservation de la biodiversité marine. Elle concerne toutes les formes de pêche industrielle et artisanale, à l’exception de la pêche continentale (dans les lacs, lagunes et rivières), qui reste autorisée sous certaines conditions.

« Il s’agit d’un moment crucial pour la reproduction des espèces marines. Respecter cette interdiction, c’est garantir la sécurité alimentaire et la survie économique des communautés de pêcheurs à long terme », a déclaré le ministre SIDI TIEMOKO TOURE

Des contrôles renforcés

Le gouvernement a mis en place un dispositif de surveillance maritime renforcé, en collaboration avec les autorités portuaires, les forces de sécurité et les structures de contrôle environnemental. Des sanctions sévères sont prévues pour tout contrevenant, allant de lourdes amendes à la saisie du matériel de pêche.

Une urgence environnementale

La surpêche, la pollution et le changement climatique ont entraîné une baisse significative des ressources halieutiques en Côte d’Ivoire ces dernières années. Cette interdiction temporaire vise à inverser la tendance et à poser les bases d’une pêche plus responsable.

Cette pause imposée est une opportunité cruciale de redéfinir notre rapport à la mer. Elle appelle à une prise de conscience collective autour des enjeux de durabilité, au bénéfice des générations présentes et futures.

RANDOHLE .A

LOME/KEVIN KPANGNI (directeur général du site web Agrotv.CI) élu secrétaire chargé de la communication du Réseau  des Journalistes pour la Promotion des systèmes agro-sylvo-Pastoraux et Halieutiques de l’Afrique de l’Ouest (ReJAPH-AOS).

Face aux défis croissants liés à la sécurité alimentaire, aux changements climatiques et à la gestion durable des ressources naturelles et de la commercialisation transfrontalière, des journalistes  de divers horizons ont décidé de mutualiser leurs efforts  pour promouvoir les systèmes agro sylvo-pastoraux et halieutiques. Ce mercredi 2 Juillet 2025, des journalistes et professionnels des médias ont mis sur pied dans la ville de Lomé au Togo, le Réseau  des Journalistes pour la Promotion des systèmes agro-sylvo-Pastoraux et Halieutiques de l’Afrique de l’Ouest (ReJAPH-AOS).

Pour Gille Potchole , coordonnateur de cette rencontre qui a reuni 14 Pays de l’Afrique de l’Ouest, C’est une association qui couvre l’agriculture, l’écologie, l’agroécologie, la pêche…les activités seront axées sur sur ce qui se fait à la base et aussi ce que les institutions sous-régionales et internationales réalisent pour ensemble créer une synergie»,

Avec l’appui de l’association Ouest-Africaine du Commerce transfrontalier des produits Agro-Sylvo-pastoraux et halieutiques ( AOCTAH)et la Communauté des Etats de l’Afrique de L’Ouest (CEDEAO), Ces journalistes engagés dans une démarche constructive et porteuse de sens, entendent jouer un rôle clé dans la sensibilisation  des populations, la valorisation des savoirs locaux et la mise en lumière des innovations rurales respectueuses de l’environnement tout en renforçant la coopération  régionale sur les questions alimentaires.

 

C’est dans ce contexte qu’a lieu l’élection de KEVIN KPANGNI  directeur général du site web Agrotv.ci au poste stratégique de  secrétaire chargé de communication  de cette nouvelle structure. « A travers cette mission, notre media s’engage à produire davantage de contenus pédagogiques et d’analyses approfondis sur les systèmes  agro pastoraux et halieutiques , tout en favorisant les échanges entres journalistes , chercheurs , agriculteurs,  pécheurs  et institutions » s’est-il exprimé à l’issu de cette élection. 

Propos recueillis via Watsapp.

RANDOHLE .A

Formation régionale sur la biodiversité : Randohle Abonzan du site web AGROTV décroche une place sur 100 candidatures

Cette formation en ligne de six semaines, qui se déroulera du vendredi 11 juillet au 15 août 2025, comprendra six sessions hebdomadaires animées par des experts de la biodiversité et des médias. Les sessions porteront notamment sur les notions essentielles du reportage sur la biodiversité, les liens entre le changement climatique et la biodiversité, la narration à travers les données, l’éthique et les outils d’investigation, ainsi que le journalisme de solutions dans le reportage sur la biodiversité. Deux sessions seront animées par le Dr Vibha Varshney, responsable de l’unité Biodiversité et Alimentation au Centre pour la Science et l’Environnement (CSE), en Inde.

À la fin de chaque session, les participants se verront confier des travaux pratiques pour tester et renforcer leurs compétences journalistiques. Un travail de synthèse sera donné après la dernière session afin de consolider les apprentissages et de produire un article publiable sur la biodiversité.

Lancement de WAJESHA

À l’issue de la formation, le CCCFS, le GJESHA et le TNJ lanceront officiellement WAJESHA – Journalistes d’Afrique de l’Ouest pour l’environnement, la science, la santé et l’agriculture

WAJESHA constituera un réseau régional de journalistes formés, passionnés et actifs, engagés à amplifier les histoires sur la biodiversité et l’environnement en Afrique de l’Ouest.

Construire une force unie de journalistes environnementaux en Afrique de l’Ouest, promouvant la conservation de la biodiversité, la justice environnementale et l’action climatique par le biais d’un journalisme d’investigation et de recherche de solutions.

En investissant dans les journalistes et en renforçant la collaboration régionale, la série de formations sur la biodiversité GJESHA-TNJ vise à créer une nouvelle vague de récits sur la biodiversité, précis, convaincants et percutants.

Voici la Liste complète des journalistes sélectionnés

1. Elvis GOUZA – Linfodrome.com – Côte d’Ivoire

2. Janefrances Chibundu – TheCable – Nigéria

3. Essa Lowe – EL1tv – Gambie

4. Randohle Abonzan – Agro TV – Côte d’Ivoire

5. Alassane DIÉDHIOU – Voix du Sud – Sénégal

Commentaires

6. Dare Akogun – Sobi FM – Nigéria

7. Amidou DJO-OURO – Radio ZigFM – Sénégal

8. Tokpa M Tarnue – Système de radiodiffusion du Libéria – Libéria

9. Nukanah Kollie – L’enquêteur libérien – Libéria

10. Adama Makasuba – Gambiana – Gambie

11. Usman Muhammad Salihu – Aminci Times – Nigéria

12. Mustapha Jarju – THD TV – Gambie

13. Mansa Moussa Mara – Universciences – Guinée

14. Michaella Faith Wright – The Fatu Network – Gambie

15. Ibrahim Babangida Lawal – The North Journals – Nigéria

16. Kamal Ololade Ahmed – The Shield Online – Nigéria

17. Mohamed Slem Camara – Kankan24.com – Guinée

18. Towfik Mohammed – ChannelOne TV – Ghana

19. Ibrahim Hassan Hassan – PRNigeria – Nigéria

20. Bill Williams Cooper – Journal The Inquirer – Libéria

21. Rubensia Merdius Eurydice Ayabavi CODJOVI – Terre et Femme – Bénin

22. Bushrah Yusuf-Badmus – Agence de presse du Nigéria (NAN) – Nigéria

23. Isatou Keita – Alkamba Times – Gambie

24. Hadiza Musa Yusuf – Prime Time News – Nigéria

25. Olive IDOHOU – Terre et Femme – Bénin

26. Zainab Yetunde Adam – SMK Radio 96.5 FM – Nigéria

27. D Laymah E Kollie – Women’s TV – Libéria

28. Kennedy Zongbil – Journaliste indépendant – Ghana

29. Davida Spaine-Solomon – Indépendante – Sierra Leone

30. Sheku Desmond – Étudiant journaliste – Sierra Leone

31. Fadilatu Ahmed Tijani – Environnementaliste – Ghana

RANDOHLE . A

La Filière coton bénéficie d’une subvention de 23 milliards de FCFA

Côte d’Ivoire

La Filière coton bénéficie d’une subvention de 23 milliards de FCFA

Les autorités ivoiriennes ont décidé de soutenir  et de relancer la filière coton en allouant une subvention de 25,3 milliards FCFA. Cette annonce a été faite par le Ministre  d’État, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Kobenan Kouassi Adjoumani, lors d’une Conférence de presse le 31 juillet 2025.

Il a indiqué que  le président de la République, Alassane Ouattara, a décidé de maintenir son soutien à travers l’octroi de cette  subvention FCFA, pour que le prix   d’achat du coton reste inchangé.

Ainsi, il a annoncé que les prix du coton pour la campagne 2025-2026 sont fixés à 310 FCFA/kg pour le 1er choix et à 285 FCFA/kg pour le 2e choix.

« Cet effort du gouvernement correspond à un appui de 44 Fcfa/kg de coton graine et de 18 000 Fcfa/ha de coton pour réduire les prix de cession des engrais et des insecticides », a précisé M. Adjouamani.

La relance de la filière coton se traduit également par la subvention  à hauteur  de   de 25,3 milliards de FCFA des intrants. Pour ce faire,  le  prix du NPK est fixé à 362 FCFA le kilogramme, et  celui de l’urée à 341 FCFA le kilogramme.  Pour  les traitements phytosanitaires, les producteurs bénéficieront d’un tarif de 35 000 FCFA par hectare.

MYA

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CAMPAGNE 2025 DE COMMERCIALISATION DE LA GRAINE D’HEVEA: la FPH-CI fixe un objectif ambitieux de 50 000 tonnes

La Fédération des Organisations Professionnelles Agricoles de producteurs de la filière hévéa de Côte d’Ivoire (FPH-CI) a procédé, le mercredi 18 juin 2025, à l’ouverture  officielle  de la campagne de commercialisation de la graine d’hévéa. La cérémonie de lancement qui a eu lieu dans la ville de Yamoussoukro marque également  le  début de la vaste campagne de sensibilisation des producteurs sur la valorisation de la graine d’Hévéa.

« Au terme de cette cérémonie, les résultats attendus sont les suivants : le bilan de l’année 2024 est présenté, les objectifs, attentes et perspectives pour 2025 sont exposés, le prix de la graine pour 2025 est annoncé, les procédures et le schéma de commercialisation sont clarifiés, et le dispositif de la campagne est bien compris par tous. »  a éclairé le PCA Koblavi Dibi Michel,  poursuivant son intervention,  il  a  fixé l’objectif ambitieux  de la FPH-CI celui de produire 50 000 tonnes de graines d’hévéa cette année.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du partenariat entre la FPH-CI et la société ENI Côte d’Ivoire. L’objectif est de structurer un modèle durable de commercialisation interne, basé sur un mécanisme de fixation des prix et des quantités précises à livrer.

Pour Luca Faccinda, directeur général d’ENI Côte d’Ivoire, grâce à ce partenariat, plusieurs actions concrètes ont été initiées, entre autre la  mise en place de quatre centres de transit dans les localités stratégiques de Guiglo, Méagui, Abengourou et Divo, pour faciliter la collecte et la logistique. Paiement à la livraison directement aux sociétés coopératives : 70 F CFA/kg, avec un bonus de 10 F CFA/kg versé au centre de collecte, soit 80 F CFA/kg au total. Distribution de foyers améliorés aux planteurs, pour encourager des pratiques énergétiques plus écologiques. Acquisition de matériels de ramassage pour améliorer la productivité et la qualité des graines collectées. »

Bien que la campagne 2025 marque une étape de visibilité nationale, les activités de collecte ont démarré depuis 2023, permettant à la FPH-CI de tester, structurer et renforcer le dispositif. Les premiers résultats ont permis d’évaluer les besoins logistiques, les capacités de stockage et la réaction des producteurs à cette nouvelle chaîne de valeur.

KPANGNI. K

SANTE / 55% des décès liés à  la Rage concernent les enfants de 0 à 14 ans  en Côte d’Ivoire

Chaque année en Côte d’Ivoire, la rage continue de faire des victimes silencieuses. Lors de la 2e Conférence mondiale des journalistes scientifiques francophones, qui s’est tenue du 09 au 14 Juin 2025  à Abidjan, autour du thème « une seule santé »  un chiffre alarmant a été dévoilé : 55 % des personnes qui meurent de la rage dans le pays sont des enfants âgés de 0 à 14 ans.

Cette donnée glaçante révèle l’ampleur d’un fléau encore sous-estimé. Transmise principalement par morsure de chien, la rage est pourtant une maladie virale 100 % évitable grâce à la vaccination animale et humaine. Pourtant, le manque d’information, de prévention et d’accès rapide aux soins exposent particulièrement les plus jeunes, souvent en contact rapproché avec les animaux domestiques.

Quelle est la situation sanitaire de la Rage en Côte d’ivoire

De 1986 en 2016, l’Institut national d’hygiène publique enregistre en moyenne 20 décès  liés à la  rage par an et en moyenne 12 000 victimes de morsures selon le Ministère de la santé et de l’hygiène publique. Ce système de surveillance épidémiologique de la maladie en côte d’ivoire  montrait également qu’en moyenne  dix   cas de rage animale étaient enregistrés. Alors comment  gérer le risque épidémiologique  dans le pays ?   Selon Dr Vessaly,   il fallait changer de stratégie  pour avoir des données plus précises «   pour définir le poids réel de la rage en Côte d’Ivoire nous avons fait appel  à des vétérinaires, des spécialistes  de l’Institut National d’Hygiène Publique (INHP), le Centre Suisse des recherches  scientifiques, les sociologues »  

L’approche scientifique dans les  précisions des données

 «  Sur une enquête de 8.000 ménages ; 4000 ménages, en milieu rural et 4.000  en milieu urbain,  la possession canine était  de  1.500.000 têtes, tandis que la sensibilisation  vaccinale  depuis une décennie concernait que 100.000 chiens » , poursuivant son exposé   Dr Vessaly Kallo directeur des services vétérinaires de Cote d’Ivoire, a affirmé « que dans ces ménages,  ce ne  sont que 5% des chiens , en milieu rural et 30% en milieu urbain qui sont vaccinés un chiffre en deçà du seuil d’élimination  de la maladie voulu par l’organisation mondiale de la santé ». Au niveau de la santé humaine cette étude a montré que parmi les personnes mordues par les chiens qui vont dans les centres de santé pour une prise en charge,  60% ne terminaient pas leurs traitements antirabiques soit  5  doses sur 21 jours. Cette enquête a révélé que ce sont 500 personnes qui sont mordus essentiellement par les chiens dont 55% sont les enfants de 0 à14 ans  et non 20 comme l’a signifié le ministère de la santé en 2017

ph APA

Une perte énorme pour la Cote d’ivoire  

Selon une étude publiée par https://www.sciencedirect.com/ le pays  perd plus 20 milliards de FCFA par an  et 48.000 personnes sont mordus par les chiens et que 14.000 se rendent dans les centres de santé.;

Un problème de santé publique

La Rage représente un véritable problème de santé publique dans de nombreux pays africains, y compris la Côte d’Ivoire. Le pays enregistre encore des dizaines de décès chaque année, principalement dans les zones rurales où les structures de soins et les vaccins post-exposition sont insuffisamment disponibles.

« La rage est une maladie évitable. Le vaccin a été découvert depuis plus de 100 ans. Mais en l’absence de sensibilisation, les enfants, souvent mordus en jouant avec des chiens non vaccinés, sont les premières victimes », s’est indigné docteur Vessaly Kalo.

Une réponse intégrée dans l’approche « Une seule santé »

Cette conférence a mis en lumière l’importance de l’approche « Une seule santé », qui intègre la santé humaine, animale et environnementale. Une stratégie essentielle pour éradiquer durablement des zoonoses comme la rage.

Un appel à l’action «  Sensibiliser pour sauver »

Les journalistes scientifiques, en tant qu’acteurs de relais de l’information, ont un rôle clé à jouer pour sensibiliser les communautés à ce danger évitable.

En Côte d’Ivoire, des initiatives locales commencent à émerger, des campagnes de vaccination canine, des programmes d’éducation dans les écoles, et un meilleur accès aux soins post-exposition sont les piliers d’une réponse efficace. Mais les efforts restent encore dispersés. Il est urgent de mobiliser davantage les autorités, les professionnels de santé et les communautés pour atteindre l’objectif mondial d’éliminer la rage humaine transmise par les chiens d’ici 2030, fixé par l’Organisation mondiale de la santé.

Randohle. A

Lutte contre les changements climatiques : la Côte d’Ivoire renforce son arsenal juridique

Le jeudi 5 juin 2025, la Commission de la Recherche, de la Science, de la Technologie et de l’Environnement (CRSTE) a examiné et adopté à l’unanimité un projet de loi majeur sur la lutte contre les changements climatiques, présenté par le Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Transition Écologique, Monsieur Assahoré Konan Jacques, au Sénat, à Yamoussoukro.

Ce texte vise à combler les lacunes de la législation actuelle en matière de gouvernance, de financement et de régulation du marché carbone. Il prévoit la création d’un cadre juridique renforcé pour améliorer la gouvernance climatique, réduire les émissions de gaz à effet de serre, mobiliser les financements et accroître la résilience des populations.

Le Ministre Assahoré a souligné l’urgence d’adapter la réponse nationale face à l’aggravation des effets climatiques en Côte d’Ivoire. Il a rappelé que, malgré les textes existants et l’adhésion à plusieurs accords internationaux, des faiblesses structurelles persistent dans la gouvernance, le financement, le suivi-évaluation et la régulation du marché carbone.

Ce projet de loi s’inscrit dans une stratégie plus large, comprenant la création du Bureau du Marché Carbone, l’élaboration d’un portefeuille de plus de 300 projets climatiques et la mobilisation de 22 milliards de dollars pour financer la transition écologique.

Avec l’adoption de ce projet de loi, la Côte d’Ivoire franchit une étape décisive dans la mise en œuvre de sa stratégie climatique, en renforçant son cadre juridique pour atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de résilience face aux changements climatiques.

sercom ministère de l’environnement

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