BONDOUKOU /Debango : 4 hectares de terres transformés en forêt communautaire grâce au projet BI-TROUGO
Sous l’impulsion d’expertise France et de l’ONG IDEF et avec le soutien financier de l’Union européenne, le village de Debango a officiellement lancé le projet BI-TROUGO. C’était le vendredi 16 janvier 2025, en présence des autorités administratives, des services techniques de l’État et des populations locales.
Cette initiative ambitieuse, financée dans le cadre du projet Bas Carbone, vise à transformer 4 hectares de terres locales en une forêt communautaire gérée par les populations elles-mêmes. En s’appuyant sur les réformes du Code Forestier de 2019, ce projet qui allie restauration écologique et développement économique pour faire de la gestion durable des ressources un levier d’autonomisation locale s’étendra de Novembre 2025 à Décembre 2026..
L’appui des autorités administratives locales
Représentant du sous-préfet de Sorobango, Grégbé Blédou Franck Roméo, a salué cette initiative porteuse d’espoir pour la localité, soulignant l’importance de l’implication des communautés dans les projets de développement durable. Il a encouragé les populations à préserver l’esprit de collaboration qui a marqué les premières étapes du projet, gage de sa réussite et de sa pérennité.
BI-TROUGO, un projet né de la volonté communautaire
Pour Marc Anthelme Kouadio, président de l’ONG IDEF (Initiatives pour le Développement Communautaire et la Conservation de la Forêt), le succès réside dans l’appropriation locale. Lors de son allocution, il a tenu à préciser que le projet BI-TROUGO est avant tout le projet des populations et que l’ONG ne joue qu’un rôle d’appui et de facilitation. Il a rappelé que cette initiative est l’aboutissement de plusieurs années de travail basées sur le Plan d’Action Environnementale Communautaire (PAEC) que les habitants de Debango ont élaboré eux-mêmes.

Une forte mobilisation saluée par les Eaux et Forêts
Le Lieutenant-colonel Bini ADOU Guillaume, chef du cantonnement des Eaux et Forêts de Bondoukou, a qualifié les populations de Debango de « bons élèves ». Il a assuré que l’administration accompagnera les communautés dans toutes les étapes du reboisement communautaire, depuis la mise en place des pépinières jusqu’à l’entretien des plants. Il a précisé que les espèces sélectionnées, incluant des plants de mangrove, des arbres fruitiers et des essences médicinales, ont pour but de concilier la protection de l’environnement avec des retombées économiques locales.
Le soutien affirmé du ministère de l’Environnement
Au nom de Tano Jean, Directeur régional de l’Environnement, du Développement durable et de la Prévention écologique, M Isidore Kolia, représentant du ministère a réaffirmé l’engagement de l’État en faveur de la préservation des ressources forestières et de la lutte contre le changement climatique. Il a encouragé l’initiative portée par l’ONG IDEF et remercié la chefferie traditionnelle ainsi que les populations de Debango pour leur adhésion au projet en insistant que ce projet s’inscrit dans les priorités stratégiques 2026 du ministère, notamment l’axe relatif à la gestion durable des ressources naturelles, à la réduction des pollutions et à la restauration des écosystèmes, avec un accent sur la promotion de l’économie circulaire et des pratiques agroécologiques.
Au cours de la cérémonie de lancement, Des focus groupes ont été organisés, notamment avec les femmes, afin d’identifier des Activités Génératrices de Revenus (AGR) en lien avec la foresterie communautaire. Ces AGR visent à renforcer l’autonomisation économique des femmes tout en soutenant la protection de la forêt.

Les populations ont également participé à la cartographie de la future forêt communautaire, identifiant elles-mêmes les limites, les zones à restaurer et les espaces sensibles. Une démarche participative qui renforce le sentiment d’appropriation et la responsabilité collective dans la gestion durable du patrimoine forestier.
Randohle.A









Commentaires récents